jeudi 18 janvier 2018

Abigaël de Magda Szabó. Compte rendu de Dóra Börcsök du roman Magda Szabó (traduit par Chantal Philippe, Viviane Hamy, 2017)

" « Dans son ancienne école, une grande avait un jour eu l’idée d’écrire deux versions d’une rédaction, l’une conforme à ce que l’école demandait, l’autre pour un usage privé. C’était une fille intelligente qui n’avait pas froid aux yeux, ses parents l’élevaient bizarrement, bien qu’elle ne fût encore que lycéenne, ils l’emmenaient partout avec eux, au dancing, au cabaret ; bien sûr, personne n’en savait rien, et il valait mieux ne pas penser à tout ce qu’elle pouvait encore faire. Cette fille n’était pas seulement téméraire, elle était aussi la meilleure en rédaction. Les sujets scolaires l’ennuyaient au plus haut point, alors elle écrivait toujours deux versions… » (Abigaël, p. 219)

Le personnage principal du roman Abigaël fait revivre cette tradition au sein du lycée de fille Matula, en encourageant ses camarades à écrire deux rédactions, afin qu’elles livrent un autre portrait, irrégulier, un profil différent vu sous un autre angle. Quand est dévoilée l’identité de l’instigatrice, l’institution religieuse blâme sévèrement cette initiative, interdisant la dualité de la vision, la révélation de l’ambiguïté des choses et en bannissant toute distorsion au modèle éthique officiellement prêché." La suite sur litteraturehongroise.fr

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